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Boire jusqu'au matin

Gambino Iglesias (preface_by)

Sébastien Doubinsky (preface_by)

Jean-Yves Cotté (translator)


Ouvrage bilingue, traduction inédite !

“Cette nuit-là j’ai rêvé de ma mère. J’étais dans la rivière où j’ai dispersé ses cendres. Je nageais avec une statue d’elle dans les bras. Elle était grande et lourde mais, pendant que j’étais dans l’eau, elle ne pesait pratiquement rien. Malgré tout, j’ai fini par la lâcher. Elle m’a juste glissé des mains. J’ai mis la tête sous l’eau et l’ai regardée s’enfoncer. La rivière n’avait pas de fond. Elle allait continuer de tomber comme ça, comme un parachutiste qui n’a jamais besoin d’ouvrir son parachute.

J’ai sorti la tête de l’eau. Il y avait une femme qui se baignait à l’autre extrémité du trou d’eau. Elle était nue et forte et semblait très douce. J’ai nagé jusqu’à elle.

C’était ma mère.

— Baignons-nous ensemble, a-t-elle dit.

Au lieu de se baigner, on a fini par faire l’amour. Ma queue était minuscule, comme celle d’un bébé, aussi je n’arrivais pas la pénétrer. Je me suis contenté de me frotter contre ses fesses.

Quand je me suis réveillé il était dix heures du matin. C’était la première fois depuis des mois que je me réveillais à une heure décente. J’ai pourtant décidé de me recoucher, en espérant ne plus rêver de baiser ma mère.”

Justin Grimbol est, avec Jerry Wilson, un des secrets les mieux gardés de l’Amérique. Vous allez découvrir un secret, un trésor qui brille dans le noir — et ce n’est pas du toc, croyez-moi. C’est du 200 carats. Au moins.

Sébastien Doubinsky

Découvrir Justin Grimbol équivaut à se prendre un train en pleine face. C’est puissant et ça claque. Mais au-delà des fulgurances, c’est une langue qui se déploie, et une poésie rare qu’offre au lecteur ce talent pur.

Gwen Catalá

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Fiche détaillée de “Boire jusqu'au matin”

Fiche technique

Résumé

Ouvrage bilingue, traduction inédite !

“Cette nuit-là j’ai rêvé de ma mère. J’étais dans la rivière où j’ai dispersé ses cendres. Je nageais avec une statue d’elle dans les bras. Elle était grande et lourde mais, pendant que j’étais dans l’eau, elle ne pesait pratiquement rien. Malgré tout, j’ai fini par la lâcher. Elle m’a juste glissé des mains. J’ai mis la tête sous l’eau et l’ai regardée s’enfoncer. La rivière n’avait pas de fond. Elle allait continuer de tomber comme ça, comme un parachutiste qui n’a jamais besoin d’ouvrir son parachute.

J’ai sorti la tête de l’eau. Il y avait une femme qui se baignait à l’autre extrémité du trou d’eau. Elle était nue et forte et semblait très douce. J’ai nagé jusqu’à elle.

C’était ma mère.

— Baignons-nous ensemble, a-t-elle dit.

Au lieu de se baigner, on a fini par faire l’amour. Ma queue était minuscule, comme celle d’un bébé, aussi je n’arrivais pas la pénétrer. Je me suis contenté de me frotter contre ses fesses.

Quand je me suis réveillé il était dix heures du matin. C’était la première fois depuis des mois que je me réveillais à une heure décente. J’ai pourtant décidé de me recoucher, en espérant ne plus rêver de baiser ma mère.”

Justin Grimbol est, avec Jerry Wilson, un des secrets les mieux gardés de l’Amérique. Vous allez découvrir un secret, un trésor qui brille dans le noir — et ce n’est pas du toc, croyez-moi. C’est du 200 carats. Au moins.

Sébastien Doubinsky

Découvrir Justin Grimbol équivaut à se prendre un train en pleine face. C’est puissant et ça claque. Mais au-delà des fulgurances, c’est une langue qui se déploie, et une poésie rare qu’offre au lecteur ce talent pur.

Gwen Catalá

Biographie de Justin Grimbol

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