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Du droit des Magistrats


Le Droit des magistrats de Théodore de Bèze, la Franco-Gallia de François Hotman et les Vindicine contra tyrannos attribuées à François Duplessis Mornay constituent le corpus des principaux traités qu’il est convenu de qualifier de « monarchomaques ». Encouragés par la Saint-Barthélemy, ces textes, qui prennent part au débat sur la nature et l’étendue du pouvoir, formalisent la radicalisation des théories politiques protestantes. Dans le Droit des magistrats, Théodore de Bèze considère le devoir fait aux magistrats des villes de défendre l’Eglise contre ceux qui l’assaillent. Il leur assimile ensuite les « nobles de bon sang », ducs, comtes, barons, châtelains héréditaires, qui protègeront les croyants persécutés. Il justifie ainsi l’appel à une résistance armée, qui serait orchestrée par les magistrats, et le droit d’insurrection, tout en blâmant les régicides. « Monarchomaque » signifie en effet adversaire du pouvoir concentré entre les mains d’un seul, mais non assassin ! C’est la naissance du droit de résistance légitime au tyran. Dans le contexte polémique des guerres de religion, les théories monarchomaques deviennent l’instrument politique dont se saisissent les théologiens aux fins d’infléchir la politique royale.

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Résumé

Le Droit des magistrats de Théodore de Bèze, la Franco-Gallia de François Hotman et les Vindicine contra tyrannos attribuées à François Duplessis Mornay constituent le corpus des principaux traités qu’il est convenu de qualifier de « monarchomaques ». Encouragés par la Saint-Barthélemy, ces textes, qui prennent part au débat sur la nature et l’étendue du pouvoir, formalisent la radicalisation des théories politiques protestantes. Dans le Droit des magistrats, Théodore de Bèze considère le devoir fait aux magistrats des villes de défendre l’Eglise contre ceux qui l’assaillent. Il leur assimile ensuite les « nobles de bon sang », ducs, comtes, barons, châtelains héréditaires, qui protègeront les croyants persécutés. Il justifie ainsi l’appel à une résistance armée, qui serait orchestrée par les magistrats, et le droit d’insurrection, tout en blâmant les régicides. « Monarchomaque » signifie en effet adversaire du pouvoir concentré entre les mains d’un seul, mais non assassin ! C’est la naissance du droit de résistance légitime au tyran. Dans le contexte polémique des guerres de religion, les théories monarchomaques deviennent l’instrument politique dont se saisissent les théologiens aux fins d’infléchir la politique royale.

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