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La Guerre psychologique


La contrainte sur le psychisme d’autrui est au cœur de l’acte de guerre. La violence armée s’exerce pour faire plier la volonté de résistance adverse. Ne serait-il donc pas préférable d’obtenir ce résultat par la manipulation des esprits : séduction, propagande, intimidation, chantage, tromperie, traîtrise, terrorisme ? En fonction des effets produits et des moyens utilisés, ces formes sont classables en catégories fondatrices d’une généalogie de la manœuvre de guerre psychologique : Ulysse (la ruse) et Tamerlan (la terreur). En France, cette tradition stratégique est aujourd’hui méconnue. Pourtant il existe une riche expérience. On lira, pour la première fois, l’exposé systématique de ce que furent, à partir de 1947, la conception et la pratique de la guerre psychologique, étroitement liées à la guerre révolutionnaire en Indochine et en Algérie. La créativité opérationnelle s’accompagna de confusions organisationnelles et d’outrances idéologiques qui conduisirent dès 1960 à la dissolution des 5e Bureaux. Partout dans le monde, la guerre psychologique est pratiquée. Permanente durant l’affrontement américano-soviétique, elle a contribué à l’effondrement final des Soviétiques, experts en désinformation mais incapables de relever le défi de notre âge hypermédiatique, défini comme le dépassement du temps humain par l’information saturante. À l’inverse, les États-Unis, sévèrement étrillés au Viêt Nam, ont su s’adapter et construire un redoutable outil de guerre psychologique qui fit ses preuves durant la guerre du Golfe. Après l’irruption de CNN, Internet a créé un nouvel espace de conflictualité immatérielle. Succès des opérations militaires et manœuvre psychologique sont, plus que jamais, indissociables.

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Fiche détaillée de “La Guerre psychologique”

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Résumé

La contrainte sur le psychisme d’autrui est au cœur de l’acte de guerre. La violence armée s’exerce pour faire plier la volonté de résistance adverse. Ne serait-il donc pas préférable d’obtenir ce résultat par la manipulation des esprits : séduction, propagande, intimidation, chantage, tromperie, traîtrise, terrorisme ? En fonction des effets produits et des moyens utilisés, ces formes sont classables en catégories fondatrices d’une généalogie de la manœuvre de guerre psychologique : Ulysse (la ruse) et Tamerlan (la terreur). En France, cette tradition stratégique est aujourd’hui méconnue. Pourtant il existe une riche expérience. On lira, pour la première fois, l’exposé systématique de ce que furent, à partir de 1947, la conception et la pratique de la guerre psychologique, étroitement liées à la guerre révolutionnaire en Indochine et en Algérie. La créativité opérationnelle s’accompagna de confusions organisationnelles et d’outrances idéologiques qui conduisirent dès 1960 à la dissolution des 5e Bureaux. Partout dans le monde, la guerre psychologique est pratiquée. Permanente durant l’affrontement américano-soviétique, elle a contribué à l’effondrement final des Soviétiques, experts en désinformation mais incapables de relever le défi de notre âge hypermédiatique, défini comme le dépassement du temps humain par l’information saturante. À l’inverse, les États-Unis, sévèrement étrillés au Viêt Nam, ont su s’adapter et construire un redoutable outil de guerre psychologique qui fit ses preuves durant la guerre du Golfe. Après l’irruption de CNN, Internet a créé un nouvel espace de conflictualité immatérielle. Succès des opérations militaires et manœuvre psychologique sont, plus que jamais, indissociables.

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