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Le Bar des Palmistes


On trouve dans chaque ville tropicale, écrit Tillinac, un bar vers lequel chacun converge à l’heure dite, par une pente spontanée, pour y regarder passer le temps et vérifier l’état de son âme exilée. A Cayenne, c’est le Bar des Palmistes sur la place du même nom. L’auteur y retrouve, quand il faut, le répit du punch créole et une manière d’immobilité flapie propre à certains lieux. Que fait-on si loin de la Corrèze ? Lassé des querelles françaises et des insuffisances hexagonales, Denis Tillinac s’est enfui quelque temps vers la Guyane en compagnie des œuvres de Bossuet en format de poche et de Léopold, ami de toujours et tiers mondiste précautionneux. Cayenne et les rives plus lointaines du Maroni et de l’Oyapok retentissent encore de leurs querelles philosophiques et de leurs réconciliations très solennelles. Cette belle cavale, en tout cas, n’introduit pas un « barbare en Asie » mais, peut-être, un hussard en Amazonie. Colères et tendresses emmêlées, escapades l’œil ouvert dans la grande forêt des orpailleurs, méditations amères sur ces vestiges écœurants du bagne ou cette « île du Diable » qui – pour notre honte – vit souffrir Dreyfus... Un écrivain gagne toujours à sortir de chez lui. L’auteur de Maisons de famille renoue ici, superbement, avec une tradition toujours prometteuse : celle du voyage littéraire.

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Fiche détaillée de “Le Bar des Palmistes”

Fiche technique

Résumé

On trouve dans chaque ville tropicale, écrit Tillinac, un bar vers lequel chacun converge à l’heure dite, par une pente spontanée, pour y regarder passer le temps et vérifier l’état de son âme exilée. A Cayenne, c’est le Bar des Palmistes sur la place du même nom. L’auteur y retrouve, quand il faut, le répit du punch créole et une manière d’immobilité flapie propre à certains lieux. Que fait-on si loin de la Corrèze ? Lassé des querelles françaises et des insuffisances hexagonales, Denis Tillinac s’est enfui quelque temps vers la Guyane en compagnie des œuvres de Bossuet en format de poche et de Léopold, ami de toujours et tiers mondiste précautionneux. Cayenne et les rives plus lointaines du Maroni et de l’Oyapok retentissent encore de leurs querelles philosophiques et de leurs réconciliations très solennelles. Cette belle cavale, en tout cas, n’introduit pas un « barbare en Asie » mais, peut-être, un hussard en Amazonie. Colères et tendresses emmêlées, escapades l’œil ouvert dans la grande forêt des orpailleurs, méditations amères sur ces vestiges écœurants du bagne ou cette « île du Diable » qui – pour notre honte – vit souffrir Dreyfus... Un écrivain gagne toujours à sortir de chez lui. L’auteur de Maisons de famille renoue ici, superbement, avec une tradition toujours prometteuse : celle du voyage littéraire.

Biographie de Denis Tillinac

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