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Le chant, acteur de l'histoire


Le projet de cet ouvrage part d'un constat : les historiens se sont peu attachés à l'étude des textes appuyés sur un support musical et ils les ont trop souvent traités comme des écrits ordinaires. La rareté des travaux dans ces domaines résulte pour une large part du statut mixte d'un genre inadapté aux procédures de l'analyse et du commentaire du texte. À la différence des « catéchismes » et manuels de tout genre dont on retient les formules apprises par cœur, du discours politique ou du sermon dont on retient plus l'esprit que les formules, l'assimilation du texte chanté se fait à la fois par un air et par des paroles. Qu'il s'agisse de la chanson politique ou du chant religieux, c'est la musique qui guide les paroles, qui aide à les mémoriser et contribue à maintenir une atmosphère, des sentiments, des convictions que l'air simplement fredonné suffit à faire revivre. On pressent donc facilement que l'impact du chant ne résulte pas seulement d'une opération intellectuelle, mais qu'il dépend des formes de sociabilité et qu'il structure des représentations et concerne au premier chef l'éducation des sens, de l'émotion et du goût. Tous les mouvements idéologiques ou religieux ont utilisé le support musical pour convaincre, pour rallier, pour souder foules, militants ou croyants. L'essai d'une étude simultanée de l'organisation formelle des textes et des structures musicales fonde l'originalité même de cet ouvrage qui supposait l'intervention conjointe d'historiens, de musicologues et d'ethnomusicologues. Du Moyen Âge à Yves Montand, de la Bretagne ancienne à celle du xxe siècle, ces textes illustrent, dans leur nécessaire diversité, les aspects d'une problématique riche de promesses.

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Résumé

Le projet de cet ouvrage part d'un constat : les historiens se sont peu attachés à l'étude des textes appuyés sur un support musical et ils les ont trop souvent traités comme des écrits ordinaires. La rareté des travaux dans ces domaines résulte pour une large part du statut mixte d'un genre inadapté aux procédures de l'analyse et du commentaire du texte. À la différence des « catéchismes » et manuels de tout genre dont on retient les formules apprises par cœur, du discours politique ou du sermon dont on retient plus l'esprit que les formules, l'assimilation du texte chanté se fait à la fois par un air et par des paroles. Qu'il s'agisse de la chanson politique ou du chant religieux, c'est la musique qui guide les paroles, qui aide à les mémoriser et contribue à maintenir une atmosphère, des sentiments, des convictions que l'air simplement fredonné suffit à faire revivre. On pressent donc facilement que l'impact du chant ne résulte pas seulement d'une opération intellectuelle, mais qu'il dépend des formes de sociabilité et qu'il structure des représentations et concerne au premier chef l'éducation des sens, de l'émotion et du goût. Tous les mouvements idéologiques ou religieux ont utilisé le support musical pour convaincre, pour rallier, pour souder foules, militants ou croyants. L'essai d'une étude simultanée de l'organisation formelle des textes et des structures musicales fonde l'originalité même de cet ouvrage qui supposait l'intervention conjointe d'historiens, de musicologues et d'ethnomusicologues. Du Moyen Âge à Yves Montand, de la Bretagne ancienne à celle du xxe siècle, ces textes illustrent, dans leur nécessaire diversité, les aspects d'une problématique riche de promesses.

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