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Les funérailles princières en Europe, XVIe-XVIIIe siècles


Loin de rester un évènement unique localisé, les funérailles princières à l'époque moderne sont médiatisées à travers des rapports d'ambassadeurs, des publications hagiographiques, des documents administratifs ou encore des articles de presse et des gravures à vocation commerciale. La pratique du deuil des souverains dans leurs royaumes relève du « faire-corps » ; très variable d'un pays à l'autre, elle est révélatrice de l'état des sociétés et du rapport entre le prince et ses sujets. En France et en Angleterre, le deuil est institutionnalisé et banalisé. Dans l'Empire germanique ou en Russie, ses formes varient selon le statut des États et des souverains ou le degré d'intégration des groupes sociaux dans le corps politique. Dans les Empires ibériques, les distances effacent la notion d'évènement au profit d'une destinée immuable. Les funérailles, répétées partout sur le même mode, sont à la fois un rite d'intégration politique et un dispositif servant à restaurer la sacralité. Le deuil des princes étrangers devient quant à lui une pratique nouvelle des puissances européennes qui l'instrumentalisent et développent de véritables stratégies mémorielles : pour renforcer les alliances politiques (la Florence des premiers grands-ducs Médicis), s'affirmer comme caput mundi (la Rome pontificale) ou promouvoir une internationale des Bourbons faisant pièce à celle des Habsbourg. Cette instrumentalisation des funérailles se poursuit dans nos sociétés, consacrant la pérennité d'une pratique qu'on ne saurait confiner au passé. Ce volume est le dernier d'une trilogie consacrée aux funérailles princières de l'Europe moderne. Le premier, Le Grand Théâtre de la mort, s'intéresse aux rituels. Le second, Apothéoses monumentales, analyse les stratégies du tombeau et les pratiques artistiques.

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Résumé

Loin de rester un évènement unique localisé, les funérailles princières à l'époque moderne sont médiatisées à travers des rapports d'ambassadeurs, des publications hagiographiques, des documents administratifs ou encore des articles de presse et des gravures à vocation commerciale. La pratique du deuil des souverains dans leurs royaumes relève du « faire-corps » ; très variable d'un pays à l'autre, elle est révélatrice de l'état des sociétés et du rapport entre le prince et ses sujets. En France et en Angleterre, le deuil est institutionnalisé et banalisé. Dans l'Empire germanique ou en Russie, ses formes varient selon le statut des États et des souverains ou le degré d'intégration des groupes sociaux dans le corps politique. Dans les Empires ibériques, les distances effacent la notion d'évènement au profit d'une destinée immuable. Les funérailles, répétées partout sur le même mode, sont à la fois un rite d'intégration politique et un dispositif servant à restaurer la sacralité. Le deuil des princes étrangers devient quant à lui une pratique nouvelle des puissances européennes qui l'instrumentalisent et développent de véritables stratégies mémorielles : pour renforcer les alliances politiques (la Florence des premiers grands-ducs Médicis), s'affirmer comme caput mundi (la Rome pontificale) ou promouvoir une internationale des Bourbons faisant pièce à celle des Habsbourg. Cette instrumentalisation des funérailles se poursuit dans nos sociétés, consacrant la pérennité d'une pratique qu'on ne saurait confiner au passé. Ce volume est le dernier d'une trilogie consacrée aux funérailles princières de l'Europe moderne. Le premier, Le Grand Théâtre de la mort, s'intéresse aux rituels. Le second, Apothéoses monumentales, analyse les stratégies du tombeau et les pratiques artistiques.

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