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Machines à sous


Les machines à sous, c'est la grande réussite d'André, jeune homme des années soixante qui gravit un par un les échelons de la maison Aubusson, négoce de flippers, juke-box et "bandits manchots" en tous genres. À dix-sept ans, André devient le père de Gilles, surnommé Billy-Boy en hommage à un succès de rock. Le narrateur pose son regard d'enfant sur les dissensions familiales, sur la pauvreté du clan maternel et la richesse tapageuse du clan paternel, sur les peurs et les combats d'Éliane, épouse adorée autant que délaissée, sur les frasques d'André, surtout, que l'âge n'apaisera pas et qui continuera de passer ses nuits dehors, entouré d'une cour permanente. Ce sont les manques et les failles d'une vie qui font l'identité d'un être, et c'est l'absence encombrante du père, dont il porte les marques encore vives, qui constitue la trame, par endroits sectionnée, de l'existence de l'auteur qui en a tiré un roman révolté, dont l'éclat et l'ampleur du phrasé hantent le lecteur bien après la dernière page. Prix Valéry Larbaud 1999
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Fiche détaillée de “Machines à sous”

Fiche technique

Résumé

Les machines à sous, c'est la grande réussite d'André, jeune homme des années soixante qui gravit un par un les échelons de la maison Aubusson, négoce de flippers, juke-box et "bandits manchots" en tous genres. À dix-sept ans, André devient le père de Gilles, surnommé Billy-Boy en hommage à un succès de rock. Le narrateur pose son regard d'enfant sur les dissensions familiales, sur la pauvreté du clan maternel et la richesse tapageuse du clan paternel, sur les peurs et les combats d'Éliane, épouse adorée autant que délaissée, sur les frasques d'André, surtout, que l'âge n'apaisera pas et qui continuera de passer ses nuits dehors, entouré d'une cour permanente. Ce sont les manques et les failles d'une vie qui font l'identité d'un être, et c'est l'absence encombrante du père, dont il porte les marques encore vives, qui constitue la trame, par endroits sectionnée, de l'existence de l'auteur qui en a tiré un roman révolté, dont l'éclat et l'ampleur du phrasé hantent le lecteur bien après la dernière page. Prix Valéry Larbaud 1999

Biographie de Gilles Leroy

Né en 1958 à Bagneux, Gilles Leroy intègre après un baccalauréat en sciences expérimentales l’hypokhâgne et la khâgne du lycée Lakanal à Sceaux. Il obtient un DEUG de lettres et arts en 1977, une licence puis une maîtrise de lettres modernes en 1979 pour un mémoire consacré à Henri Michaux. Sans goût pour l’université, il abandonne le cursus, voyage et étudie seul les littératures américaine et japonaise qui l’impressionnent. Le roman américain, surtout, devient le paradigme du roman moderne et l’incitateur à écrire. Tout en travaillant la nuit à ses premiers textes, Gilles Leroy exerce divers jobs de secours puis devient journaliste de presse écrite et audiovisuelle. Il quitte le journalisme en 1991 et quitte Paris en 1995 pour s’installer à la campagne, où il se consacre à l’écriture. Gilles Leroy publie son premier roman, Habibi, en 1987, qui sera suivi d’une dizaine d’autres, dont notamment L’Amant russe (2002), Grandir (2004) et Champsecret (2005). Il obtient le prix Goncourt en 2007 pour Alabama Song. Plusieurs de ses ouvrages comportent une dimension autobiographique (L’Amant russe, Les maîtres du monde, Les Jardins publics, etc.), allant jusqu’à l’autofiction avec Champsecret. Parmi les thèmes au centre de ses romans, on retrouve les figures d’une mère adorée et d’un père enfant, ainsi que l’homosexualité, la difficulté d’aimer, la difficulté de s’en sortir lorsqu’on naît au bas de l’échelle et, pour reprendre les mots de Fassbinder, la « difficulté de changer les choses dans ce monde ». Ses personnages gravitent dans un univers à la fois tendre et violent, dans lequel l’enfance est souvent cruelle et la critique sociale acerbe. Dans son douzième roman, Alabama Song, Gilles Leroy se glisse dans la peau de Zelda Fitzgerald et relate brillamment le destin tragique de la femme de l’écrivain Francis Scott Fitzgerald en mêlant éléments biographiques et imaginaires. Lors de la remise du prix Goncourt, Bernard Pivot l’a salué comme un auteur « au style flamboyant », tandis que Françoise Chandernagor s’est déclarée enthousiasmée par sa « qualité d’écriture extraordinaire ». En janvier 2010, Gilles Leroy a publié Zola Jackson, au Mercure de France.

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