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Va voir un psy !


Pour la psychanalyse, quand la guérison survient, elle est « de surcroît », nous dit le Docteur Lacan.

Va voir un psy ! Formule entrée dans le discours courant, conseil exprimant la lassitude de celui qui écoute les complaintes, invective témoignant de la colère... Peu importe, cette expression devenue commune fait florès, souvent accompagnée d’un « fais-toi suivre ». Tout ça pour dire que « ça ne va pas » ou que « ça suffit ».
Mais quel psy ? Un psychiatre, un psychologue, un psychothérapeute, un psychanalyste, un coach ? Pour dire quoi ? Ce qui ne va pas, ce qui cloche, ce qui se répète ? Ces dernières années ont vu fleurir quelque 400 sortes de traitements divers et variés, émanant tous des meilleures intentions : le bien d’autrui, même si le service des biens est souvent, tel l’enfer, pavé de bons sentiments ! À moins que le marché de l’angoisse n’ait encouragé les convoitises.
Traitement par la parole dit-on, comme si la parole, seule, pouvait suffire. Traitement par la suggestion pour d’autres mais on connaît les résultats de la méthode Coué. Traitement par le dressage, la pédagogie, le médicament, l’hypnose... Traitement des couples, de la sexualité, de la turbulence infantile, traitement des troubles qui vont de la peur des araignées à la peur de mourir. Traitement des maux de notre temps : stress, burn out, dépression, bipolarité, etc. autant de termes cache-misère car on ne sait plus ce qu’ils recouvrent.
Mais pour quelle guérison ? Celle de la souffrance ou celle du souffrant ? Celle de la plainte ou celle du symptôme ? Imagine-t-on guérir de « la souffrance de l’être et de la douleur d’exister ? »
C’est alors que la pharmacologie se délecte. Elle a le remède contre l’insomnie, l’angoisse, la tristesse, le délire et même l’impuissance. Tout lui est bon. Ses projets sont multiples et pleins de promesses.
Il faut reconnaître que notre temps n’a plus le temps... Souvent, c’est lorsque ces approches ont rencontré leur limite que s’entrouvre la porte du psychanalyste. Car le sujet qui lui, demeure en souffrance, comment le libérer de ses espoirs toujours déçus, de ses idéaux inatteignables, de ses craintes et autres inhibitions ? Comment le libérer des standards, des normes qui changent comme les modes. Comment l’amener à assumer sa singularité envers et contre tous les judicieux conseils et bienveillantes suggestions ? Pour la psychanalyse, quand la guérison survient, elle est « de surcroît », nous dit le Docteur Lacan.

Avec les contributions de Marc Lévy, Marco Decorpeliada, Jacques Ruff, Valérie Gay-Courajoud, Josiane Boutet, Dalila Arpin, Marion Muller-Colard, Philippe Holzmuller.

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Fiche détaillée de “Va voir un psy !”

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Résumé

Pour la psychanalyse, quand la guérison survient, elle est « de surcroît », nous dit le Docteur Lacan.

Va voir un psy ! Formule entrée dans le discours courant, conseil exprimant la lassitude de celui qui écoute les complaintes, invective témoignant de la colère... Peu importe, cette expression devenue commune fait florès, souvent accompagnée d’un « fais-toi suivre ». Tout ça pour dire que « ça ne va pas » ou que « ça suffit ».
Mais quel psy ? Un psychiatre, un psychologue, un psychothérapeute, un psychanalyste, un coach ? Pour dire quoi ? Ce qui ne va pas, ce qui cloche, ce qui se répète ? Ces dernières années ont vu fleurir quelque 400 sortes de traitements divers et variés, émanant tous des meilleures intentions : le bien d’autrui, même si le service des biens est souvent, tel l’enfer, pavé de bons sentiments ! À moins que le marché de l’angoisse n’ait encouragé les convoitises.
Traitement par la parole dit-on, comme si la parole, seule, pouvait suffire. Traitement par la suggestion pour d’autres mais on connaît les résultats de la méthode Coué. Traitement par le dressage, la pédagogie, le médicament, l’hypnose... Traitement des couples, de la sexualité, de la turbulence infantile, traitement des troubles qui vont de la peur des araignées à la peur de mourir. Traitement des maux de notre temps : stress, burn out, dépression, bipolarité, etc. autant de termes cache-misère car on ne sait plus ce qu’ils recouvrent.
Mais pour quelle guérison ? Celle de la souffrance ou celle du souffrant ? Celle de la plainte ou celle du symptôme ? Imagine-t-on guérir de « la souffrance de l’être et de la douleur d’exister ? »
C’est alors que la pharmacologie se délecte. Elle a le remède contre l’insomnie, l’angoisse, la tristesse, le délire et même l’impuissance. Tout lui est bon. Ses projets sont multiples et pleins de promesses.
Il faut reconnaître que notre temps n’a plus le temps... Souvent, c’est lorsque ces approches ont rencontré leur limite que s’entrouvre la porte du psychanalyste. Car le sujet qui lui, demeure en souffrance, comment le libérer de ses espoirs toujours déçus, de ses idéaux inatteignables, de ses craintes et autres inhibitions ? Comment le libérer des standards, des normes qui changent comme les modes. Comment l’amener à assumer sa singularité envers et contre tous les judicieux conseils et bienveillantes suggestions ? Pour la psychanalyse, quand la guérison survient, elle est « de surcroît », nous dit le Docteur Lacan.

Avec les contributions de Marc Lévy, Marco Decorpeliada, Jacques Ruff, Valérie Gay-Courajoud, Josiane Boutet, Dalila Arpin, Marion Muller-Colard, Philippe Holzmuller.

Biographie de Marc Lévy

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